lundi, septembre 19, 2005

Ma Chronique


Il est parfois bon de faire un petit retours. le Message ci dessous est toujours d'actualité: L'arrogance des Politiques est toujours là:

REFERENDUM : ETAT DES LIEUX ET SORTIE DE CRISE
Pour éviter l'insurrection

Nous vivons dans un pays où le concept de libre concurrence non faussée n’a jamais eu cours. L’Etat, lui-même, a toujours fait le jeu des monopoles, de la centralisation concentrationnaire et des corporatismes. Nous vivons dans un pays où l’Etat écrit et signe sur les paquets de tabac son intention de nous assassiner et d’y gagner de l’argent.


Faites donc la queue, pas la guerre !



Le traité constitutionnel européen est enfin entre toutes les mains. Oh ! Il ne traîne pas partout, comme j’étais en droit de l’espérer, dans les mairies, les commissariats de police, etc. ... Il a fallu attendre ou le demander poliment à un fonctionnaire du bureau de poste : faites donc la queue, pas la guerre !


A question mesquine, débat mesquin.



Il n’empêche, cette constitution, on l’a vue à la TV sous diverses formes: un tout petit livre du style livre rouge de Mao, un gros livre bleu dont nos hommes politiques brandissent et surlignent les passages, chacun y trouvant ainsi chaussure à son pied, gant à sa main ou encore short à tailler. Mais y voit-on cette certaine idée de la France de De Gaulle, la France profonde de Giscard ? Non.
Ce texte interpelle et défie outrageusement la France d’en bas de Raffarin. Il consacre la fracture sociale de Chirac. Pis encore, les instituts de sondage nous apprennent que les tenants du non n’ont pas fait d’études supérieures. Personne ne tend la main vers nous pour nous dire : « voici ce que notre petite France, malgré un Chirac décomposé et un Raffarin aussi incompétent qu’arrogant, a obtenu. Prenons déjà ça et battons-nous pour que notre vision humaniste, universaliste et fraternelle du monde devienne la réalité de demain. Nous pouvons le faire, ne disons pas non à nos frères, dix fois, vingt fois plus pauvres que nous ! »

Les discours de la nomenklatura politique sont réducteurs, les tenants du oui passant sous silence l’institutionnalisation de la Banque Centrale Européenne désormais détentrice du véritable pouvoir politique, ceux du non brandissant le spectre de la Turquie, oublieux des Dardanelles. Courte mémoire mais aussi vision géostratégique restreinte.
Le PCF, quant à lui, revient à la raison : il s’oppose enfin. Et, ce faisant, essaie de récupérer l’électorat que le Front National lui a dérobé. Peut-être a-t-il été sensible au signal de Vladimir Poutine lorsqu’il affirma : « la chute du Mur de Berlin est la plus grande catastrophe du XX° siècle. » S’il fallait donner une, c’est à cette date que les hommes ont pris conscience que leur sort était coté en bourse. Bien sûr, cela se faisait déjà, mais avec réserve, pudeur et vergogne.
Qui peut nier que, depuis que l’Homme est homme, son histoire s’inscrit dans la dynamique du maître et de l’esclave, n’étant somme toute, tour à tour, q’un objet de consommation ou de production. L’affirmer clairement dans le traité constitutionnel européen n’est, de ce point de vue, que franchise et courage politique : « Je te concurrence ou je t’écrase ... marche ou crève ... avance ou je te bouffe ... tu n’es pas mon frère mais un partenaire potentiellement concurrent. »
Ce n’est pas ce que voulaient nos parents et grands-parents en militant dans les mouvements du fédéralisme mondial et européen. C’est, maintenant, réalité monétaire et nécessité économique qui ont force de loi. Et je gage que le socialiste Pascal Lamy, patron de l’Organisation Mondiale du Commerce, ne me contredirait pas. Comment, en effet, prétendre que les règles de fonctionnement politique et économique de l’Union Européenne pourraient ne pas se conformer à celles de la mondialisation ?
Il reste qu’en posant ces principes de gouvernance, le concept État montre ses propres limites et consacre la fatale décomposition de notre société humaine. Désormais, les peuples savent qu’ils ne sont plus qu’individus d’un grand ensemble en guerre permanente. Il ne s’agit plus de donner l’assaut, baïonnette au canon, mais de brandir, qui sa technologie, qui son argent, et même son âme.


Alors quoi? Oui? Non? Non? Oui?



Nous vivons dans un pays où le concept de libre concurrence non faussée n’a jamais eu cours. L’Etat, lui-même, a toujours fait le jeu des monopoles, de la centralisation concentrationnaire et des corporatismes. Nous vivons dans un pays où l’Etat écrit et signe sur les paquets de tabac son intention de nous assassiner et d’y gagner de l’argent. C’est un aveu impudent, arrogant et méprisant. Pourtant, aucun magistrat ne se lève pour crier : « Ah ! Tu avoues, mon salaud ! Allez, hop ! Le code pénal m’impose de t’arrêter et de te juger. » Je n’ai entendu aucun homme politique dire que le déficit – pourtant bien virtuel - de la Sécurité Sociale pouvait être comblé par l’impôt sur les bénéfices dégagé par les laboratoires pharmaceutiques. Qu’en est-il également des impôts sur le revenu payé par les professions médicales et paramédicales ?
Nous vivons dans un pays laïc dont les jours fériés religieux sont exclusivement chrétiens mais dans lequel les signes religieux doivent être discrets. Honte à vous si vous affirmez vos convictions. Le politiquement correct c’est de n’avoir aucun idéal, aucune opinion, et lorsque c’est le cas, d’en faire fi.
Après tout, nous pouvons tous jouer en bourse, non ? A défaut, il est toujours possible de jouer au loto, au PMU ou d’acheter un grattoir à deux balles en espérant, contre toute logique, gagner le prix d’un paquet de cigarettes ou d’une boite de maïs trans-génique. Si vous perdez, l’Etat gagne quand-même. Et lui en a le droit parce que ... il redistribue ! Enfin, c’est ce qu’il affirme, haut et fort, pour justifier le maintien de son monopole et celui des quasi-fonctionnaires que sont les buralistes. Si vous n’êtes pas de nationalité française, vous ne pouvez pas acheter un bureau de tabac.
Passons, il y a pire encore.
Nous avons élu des conseils municipaux, généraux, régionaux, une Assemblée Nationale, et, de là, un Sénat. Mais nos élus ont-ils un réel pouvoir autre que celui d’aller plaider leurs dossiers auprès des sous-préfets, préfets de département, préfets de région nommés en Conseil des Ministres ? Nos députés et sénateurs ont-ils d’autres possibilités que celle d’aller pleurer auprès des ministres désignés par le président de la République ? La France d’aujourd’hui est toujours jacobine, bonapartiste, centralisée, verrouillée. Perdant à l’intérieur, elles reste hors compétition à l’extérieur où son image se détériore, y compris dans son Empire francophone au sein duquel elle aurait pu prospérer.
Les natifs d’outre mer, dont je fais partie, le savent bien : un fonctionnaire métropolitain est mieux payé qu’un fonctionnaire local (indigène, il ne faut plus le dire). La pension d’un ancien combattant sénégalais est deux ou trois fois moins élevée que celle d’un français de souche et nos collégiennes musulmanes doivent garder la tête nue. Ce n’est pas conforme à la charte européenne des droits de l’homme ? Qui peut le dire puisque notre Conseil Constitutionnel affirme que oui ! A l’évidence, il ment ce Conseil, il triche. Et à l’instar de nos dirigeant, ne veut pas de la suprématie du droit européen sur le droit français.



Raff le magnifique ne veut plus du veau gras de la pentecôte.



Notre bon et gros Raff le magnifique ne veut plus du veau gras de la pentecôte. Et, alors, que c’est la fin du travail en tant que forme moderne de l’esclavage qu’il faut abolir, il lutte contre les 35 heures et tous les acquis sociaux ! Mais d’où lui vient donc cette insolence politique ? Tout simplement du parti socialiste, pardi ! C’est bien lui, qui, en 2002, a fait voter Chirac pour éviter un Le Pen qui, montrant son vrai visage de néo-nazi, aurait eu à en découdre avec la rue. Cette année-là, François Hollande et son Etat Major ont évité à la France, insurrectionnelle de tradition, de se lever. Ce 29 mai, quelque soit le résultat du scrutin, je doute qu’ils y parviennent sans risquer de sombrer avec Chirac dans les poubelles de l’Histoire.
Bah... Nous verrons bien. Je suis sans diplôme et toujours membre de cette France d’en bas, celles des minima sociaux et des HLM couvertes d’amiante, de sueur et de délinquance. La France des ghettos, celle qui coûte et dont la cotation en bourse est hasardeuse.

Voyons plutôt quel pourrait-être le scénario politique d’un 29 Mai qui dit non : le Président de la République dissout l’Assemblée Nationale et démissionne. Ce serait habile et cela éviterait aux français de descendre dans la rue. Et si, après tout, la France disait oui, ce ne serait pas un raz de marée et le pouvoir sortirait, tant en France qu’en Europe, tellement affaibli que des élections générales permettraient à une nouvelle équipe – n’en déplaise aux défenseurs de l’E.N.A et aux potentats - de faire tomber les monopoles, de décentraliser et de déconcentrer véritablement les pouvoirs économiques et politiques et, enfin, de reformuler la question référendaire, celle qui compte, la seule qui ferait appel à l’humanisme français : « Voulez-vous que la France, avec les peuples qui en ont la volonté, continue, au sein de l’Union Européenne, à travailler à l’abolition des frontières entre les hommes et les idées en utilisant le traité constitutionnel européen, non comme une avancée en soi, mais en tant que tremplin ? » C’est la seule question à poser, et elle appelle le peuple de France universaliste et anti-xénophobe à crier oui.

HENRI VARIO
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2 commentaires:

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